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Où jeter les radios dont on ne se sert plus, et comment les déposer ?

Pile de radiographies posee dans un conteneur jaune

Un vieux carton de radiographies traîne au fond d’un placard, et la question finit toujours par se poser : poubelle jaune, déchetterie, ordures ménagères ? Aucune des trois n’est vraiment la bonne réponse. Ces films contiennent de l’argent et portent votre identité, ce qui justifie un circuit à part.

Où jeter ses radiographies ?

Le premier réflexe consiste à rapporter vos radios à ceux qui les ont produites. Voici les lieux de dépôt, du plus pratique au plus aléatoire.

  • Le cabinet de radiologie ou le centre d’imagerie qui a réalisé l’examen : c’est le plus fiable, car beaucoup de radiologues travaillent avec un collecteur spécialisé.
  • L’hôpital ou la clinique : le service d’imagerie ou l’accueil des archives peut reprendre les films ou vous orienter.
  • La pharmacie : certaines participent à des opérations de collecte, mais ce n’est pas systématique.
  • Un point de collecte associatif ou municipal : certaines communes et associations organisent des collectes ponctuelles de radios, souvent au profit d’actions solidaires.

Il n’existe pas de réseau national unique, et l’offre varie fortement d’un territoire à l’autre. Un appel avant de vous déplacer évite un trajet inutile.

Trois coups de fil pour trouver le bon dépôt

Commencez par le radiologue ou l’établissement qui a fait l’examen, puis demandez à votre pharmacien s’il participe à une collecte. Si personne ne sait, le service environnement de votre mairie ou de votre intercommunalité connaît généralement les filières locales de déchets particuliers.

Pourquoi ne faut-il pas les jeter à la poubelle ?

Une radiographie n’est pas un simple morceau de plastique. Le film argentique est composé d’un support polyester recouvert d’une couche multicouche, dont l’émulsion contient des sels d’argent. C’est cette fine couche qui fait apparaître les os et les organes sur l’image.

L’argent est un métal précieux et polluant. Enfoui avec les ordures ménagères ou brûlé, il part dans l’environnement, alors qu’il peut être récupéré en quantité non négligeable lorsque les films sont réunis par lots.

Le tri sélectif n’est pas adapté non plus. Dans le bac jaune, le film n’est pas reconnu comme un emballage et perturbe les chaînes de tri. Quant à la déchetterie, elle n’accepte pas toujours les radios : tout dépend de la collectivité, donc demandez au gardien avant de déposer un carton.

Une radio est-elle un déchet de soins ?

Non, une radiographie n’est pas un déchet infectieux. Elle ne relève donc pas de la filière des DASRI, réservée aux seringues, aiguilles et autres déchets de soins piquants ou contaminés. Elle reste néanmoins un déchet particulier, à orienter vers un circuit spécialisé plutôt que vers la poubelle de la cuisine, comme le font les points de collecte des cigarettes électroniques.

Avant de les déposer : protéger ses données personnelles

Radiographies rangees dans une enveloppe opaque sur bureau

Sur chaque film figurent le nom du patient, sa date de naissance, parfois le lieu de l’examen et le nom du praticien. Ce sont des données personnelles de santé, qu’on ne laisse pas traîner dans un bac ouvert ou un sac éventré.

Si vous remettez vos radios à un radiologue ou à un établissement de santé, ils gèrent la suite de façon sécurisée : vous n’avez rien de plus à faire. Pour un point de collecte associatif ou une borne en libre accès, mieux vaut masquer l’identité. Découpez la zone où apparaissent le nom et la date, ou recouvrez-la d’un marqueur indélébile, puis détruisez ce morceau séparément.

Avant de vous séparer d’un film, vérifiez aussi qu’il ne vous sera plus utile. La conservation des radios relève d’abord du patient, et un praticien peut avoir besoin d’images anciennes pour comparer l’évolution d’une pathologie. Les établissements gardent de leur côté les comptes rendus et les dossiers sur de longues durées, parfois vingt ans, mais pas toujours les films eux-mêmes.

Que deviennent les radiographies après collecte ?

Les films collectés sont regroupés par un opérateur spécialisé, puis traités pour séparer les matières. L’argent est extrait de la couche sensible, raffiné et réutilisé dans l’industrie, notamment l’électronique. Le support polyester peut ensuite suivre une filière de recyclage.

Ce recyclage encadré a deux effets concrets. Il évite de perdre un métal précieux et il limite la pollution liée à une mauvaise élimination. Dans certains cas, la revente de l’argent finance des actions de solidarité, ce qui explique la présence des radios dans des collectes associatives.

Et les radios numériques ?

Aujourd’hui, beaucoup d’examens sont remis sur CD, DVD ou clé USB, ou consultables en ligne. Ces supports n’ont rien à voir avec le film argentique : un CD s’apporte plutôt en déchetterie ou dans un point de collecte de déchets électroniques, après suppression des données si possible. Les images en ligne restent stockées sur la plateforme du centre d’imagerie, et vous n’avez rien à jeter.

Et si aucun point de collecte n’est disponible ?

Ça arrive, surtout en zone rurale. Avant d’abandonner, tentez d’abord une démarche groupée : certains radiologues acceptent de reprendre vos films lors d’un prochain rendez-vous, et une association locale peut organiser une collecte si plusieurs personnes ont le même besoin.

Si vous n’obtenez vraiment aucune piste, la solution de dernier recours consiste à détruire l’identité visible sur le film, puis à le placer dans les ordures ménagères résiduelles, jamais dans le bac de tri ni brûlé. Vérifiez au préalable les consignes de votre collectivité : certaines indiquent une filière précise. Cette option reste moins vertueuse, puisque l’argent est perdu, mais elle évite la dispersion de vos informations de santé.

Mieux vaut aussi ne pas accumuler des années de films dans un placard. Une fois l’intérêt médical écarté avec votre médecin, un seul déplacement chez le radiologue suffit pour régler la question, et le dépôt prend moins de temps qu’une recherche en ligne.

En résumé

Vieilles radios medicales posees sur un comptoir de pharmacie

Pour savoir où jeter les radios, partez de la source : le radiologue, le centre d’imagerie ou l’hôpital qui a réalisé l’examen. Pharmacie, mairie ou association prennent le relais selon votre secteur. Protégez votre identité avant tout dépôt en libre accès, et gardez la poubelle ménagère pour l’ultime recours, une fois le nom effacé.

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Article publié par la rédaction de L'Ecologie pour Tous.

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